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Le grand saut dans la paternité : rencontre avec Pierre

Mis à jour : 21 juil. 2020

Pierre G., 31 ans, papa depuis le 15 avril, Category Manager @Cdiscount


Nous avons rencontré Pierre avant qu'il ne devienne papa lors d'un atelier sur la paternité animé par āmā conseil en entreprise. Nous avions été touchées par sa volonté d'être un papa impliqué dès le début mais n'imaginions pas qu'il traverserait un tel bouleversement...



Comment as-tu vécu l’attente de ton enfant ? T’es-tu « préparé » à devenir père?

9 mois c’est à la fois long, notamment sur les trois premiers mois car ma femme a été super malade, et à la fois court une fois passé ce cap car il y a beaucoup de choses à mettre en place avant que le bébé n’arrive.

Il y a différents moments : l’euphorie d’abord sur le fait d’être un futur papa, laisse place à l’inquiétude sur la place que va prendre l’enfant dans le couple et savoir si on sera à la hauteur, pour finalement arriver à un état d’impatience avec l’arrivée prochaine du bébé. Et nous avions en plus la surprise de savoir si on allait avoir une fille ou un garçon.

A chaque étape, j’ai beaucoup discuté avec ma femme pour comprendre ce qu’elle ressentait, avec les parents de mon entourage pour savoir quoi faire et comment se préparer.


Peux-tu nous parler de la naissance de ta fille et comment en tant que jeune papa tu as endossé ta paternité ?

Le contexte était spécial, avec les restrictions dues au Covid, j’étais autorisé à rester pendant l’accouchement puis censé rester seulement 2h après la naissance, ensuite attendre quelques jours que ma femme et ma fille sortent de la maternité. Quand j’ai appris cette mesure, j’ai trouvé ça franchement très difficile à accepter, car on fait un enfant à 2, il n’y a pas de raison que la maman reste seule avec notre enfant après.

Les choses ont pris une toute autre tournure

Ma femme a eu de graves complications pendant l’accouchement, qui l’ont amenée à être transférée dans un autre hôpital.

Il y a eu beaucoup d’émotions, on s’attend à des émotions très positives à la naissance, mais pour moi c’était très mêlé : j’étais hyper heureux d’avoir une fille, mais je ne savais pas ce qu’il allait se passer pour ma femme. Je me suis senti littéralement partagé en deux.


J’ai donc passé 3 jours seul à la maternité avec ma fille, qui n’avait pas de prénom les premières 24h car on s’était dit avec ma femme qu’on déciderait définitivement ensemble après l’avoir prise dans nos bras à la naissance.

Le passage au stade de père a été immédiat

Les sages femmes et puéricultrices ont pris soin de nous avec ma fille, m’ont appris tous les gestes des premiers soins, et c’est moi qui ai ensuite transmis à ma femme tous les conseils qu’on m’avait prodigués à la maternité une fois qu’elle a pu revoir notre fille.

C’est assez étrange comme les gestes qui semblent au départ complexes deviennent rapidement simples.

C’est beaucoup de contemplation, de décryptage et bien sûr de fatigue les premiers jours

Nous avions décidé de donner le biberon à notre bébé pour que je puisse avoir une place prépondérante dans la vie de notre enfant dès le départ.


Que retiens-tu de ton retour à la maison et de cette nouvelle vie à trois ?

La nouvelle vie à trois est assez magique. On discute beaucoup sur comment faire. Tu penses qu’elle a faim ? Tu penses qu’elle a froid etc… Notre fille devient le centre de l’organisation et de notre attention, et on expérimente plein de choses.

On a aussi pris le temps de bien discuter avec ma femme de tout ce qui s’était passé lors de l'accouchement :

On s’est refait le match plusieurs fois avec ma femme pour relire les épreuves traversées et éviter les éventuelles incidences sur notre vie de famille.

Comment le fait de devenir père a-t-il changé ton quotidien de « parent-salarié »?

Ma priorité a changé, ma fille est ma priorité numéro une. Donc cela me fait beaucoup relativiser sur les problématiques que je rencontre au travail.

J’ai la chance d’être en télétravail en ce moment, ce qui me permet de la voir grandir. J’organise ma journée de travail en fonction d’elle. Tous les matins je m’occupe de ma fille pour laisser ma femme se reposer, c’est notre petit moment à deux.

Si j’ai une visio et qu’elle a faim je lui donne son biberon en même temps.

Ce n’est pas toujours simple de faire les deux, mais c’est ainsi et de toutes façons mes collègues sont compréhensifs. Concernant mon départ pour congé de naissance, j’avais tout anticipé plusieurs jours avant la date du terme pour que la passation soit faite et pouvoir tout couper au moment de l'arrivée du bébé. Il n’y a eu aucun problème avec mon entreprise sur mon absence. Aujourd’hui les journées sont plus longues, mais passent paradoxalement beaucoup plus vite !

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